La Camionnette du galochier GIRARD entre au « Musée Histoire » de la galoche

La Camionnette du galochier GIRARD

Une « Peugeot » de 1926, restaurée entre au musée de la galoche de Val-de-Virieu

Une camionnette « Peugeot 177 M » de 1926, offerte généreusement à l’Association « patrimoine de la vallée de la Bourbre » (Isère) par Georgette et jacques GIRARD, anciens patrons galochiers de Roanne (Loire) vient de prendre place au sein du musée « Histoire de la galoche » de la commune de Val-de-Virieu (Isère)

Voir les vidéos :

Récupération de la camionnette : https://www.dailymotion.com/video/x7ac4ol

Restauration de la camionnette : https://www.dailymotion.com/video/x7ah94z

Une restauration de qualité, fruit du travail de passionnés bénévoles :       Agostinho, Gabriel, Gérard, Jean-Pierre, René, Louis, Michel et Michel, Patrick.

A Val-de-Virieu ….Origine, apogée, fabrication… Êtes-vous incollable sur la galoche ?

Qui se souvient de la galoche, cette chaussure à semelle de bois recouverte d’une tige en cuir ? Ce savoir-faire manuel a connu son apogée dans les années 1910 dans la vallée de la Bourbre, en Isère. C’est là que six passionnés se sont lancés dans la création d’un musée unique en France.

Paroir en main, Jean-Pierre façonne une galoche. Semelle de bois et dessus en cuir, on la surnomme la « chaussure du pauvre » car elle n’est pas vraiment confortable. Mais le succès de cette chaussure populaire au XXe siècle s’explique aisément : il suffisait de quelques outils de coupe, d’un peu de bois et de cuir pour se chausser à bas prix.

« C’était pas cher de faire une galoche. Quand elles étaient usées, on pouvait fabriquer une nouvelle semelle : on gardait le cuir et le soir à la veillée, le père de famille allait dans le tas de bois, taillait une semelle et le fiston, le lendemain, pouvait repartir avec une paire de galoches neuve », explique Jean-Pierre Bonin, membre fondateur du musée.

« Un élément du passé qu’il ne faut pas oublier »

En Rhône-Alpes, la ville isèroise de Saint-Symphorien-d’Ozon est devenue la capitale de la galoche. Mais en réalité, c’est toute le secteur qui vit de la fabrication de cette chaussure. « Ici, dans la vallée de la Bourbre, c’était une grande activité puisque l’industrie était gérée par trois grandes galocheries qui sous-traitaient le montage et la couture du cuir auprès des femmes et des hommes du village, reprend Louis Fournier. Des dizaines de familles ont vécu grâce à cette galocherie. ».

Six Nord-Isérois sont à l’origine de la création du musée. Forts d’une année de recherches menées sur toute la France et riches de 90% de dons issus de particuliers ou de descendants de galochiers, ils ouvrent les portes du musée en avril. Il est installé dans un local qui jouxte le château de Virieu, mis gracieusement à leur disposition par les propriétaires.

« En 1942, quand j’étais à l’école de Virieu, j’ai porté des galoches, s’amuse le général Antoine de Virieu, propriétaire des locaux. Ca me fait plaisir de voir aujourd’hui la galoche remise à l’honneur et présentée aux gens comme étant un élément du passé sympathique qu’il ne faut pas oublier. ». Ouvert au public les jeudi et dimanche après-midi, ainsi que pour les « Journées du Patrimoine 2019 » le musée reçoit les groupes sur réservation tous les jours de la semaine.

Reportage de Denis Vigneau-Dugué et Dominique Semet FR3 Alpes

Les fondateurs du Musée Histoire de la Galoche de Val-de-Virieu :                            Patrick, Agostinho, Jean-Pierre, Louis, Michel et Gabriel

Un nouveau musée de l’histoire de la galoche dans la vallée de la Bourbre

Un pan du patrimoine industriel et artisanal de la vallée de la Bourbre était sur le point d’être oublié à jamais, les acteurs contemporains de cette période ayant presque tous disparus. Ce furent les femmes et les hommes qui, de 1912 jusque dans les années 1950, ont confectionné des milliers de semelles de bois, découpé et cousu les tiges en cuir et monté par clouage celles-ci sur les semelles à leurs domiciles. Tous ont contribué à développer localement une industrie, qui bien que répandue au-delà du département, aurait fait alors citer la vallée de la Bourbre comme une « capitale de la galoche ».

C’est pour leur rendre hommage qu’a été créé et inauguré en juin 2012 le premier musée de l’histoire de la galoche. Toutefois, ce musée atypique et unique en France, rapidement victime de son succès s’est montré peu accessible aux groupes de visiteurs : du fait de son exiguïté et aussi à cause de l’accès en étage inadapté pour accueillir des personnes à mobilité réduite.

Une association « Patrimoine de la vallée de la Bourbre » pour réaliser ce nouveau musée

C’est pour remédier à ces obstacles que, dans le courant de l’année 2018, une association à été créée ayant pour but de faire connaitre la vallée de la Bourbre, notamment au travers des métiers oubliés et du patrimoine. Ceci en collectant et sauvegardant les objets, outils, machines, documents et témoignages ayant trait à l’histoire des galochiers et bien sûr en réalisant et gérant le musée « Histoire de la galoche ».

La famille de Virieu a mis gracieusement à la disposition de la municipalité de Virieu un bâtiment présentant une surface adaptée et de plain pied. Une convention pour la réalisation et l’exploitation de ce musée a été signée entre la commune et l’association « Patrimoine de la vallée de là Bourbre ».

Après avoir collecté dans les départements de l’Allier, de la Haute-Savoie de la Loire et même en Bretagne des machines rares et exceptionnelles, les membres fondateurs de l’association assurent, depuis six mois déjà, l’aménagement muséographique du lieu.

Celui-ci a été inauguré par la municipalité de Val-de-Virieu le 6 avril avril 2019.