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Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Alphonse de Lamartine est né à Mâcon, le 21 octobre 1790, il passa son enfance dans la commune toute proche de Milly. C’est en pension au collège de Belley, qu’il se liera d’amitié avec Aymon de Virieu. Ce dernier, vivait au Grand-Lemps, avec sa mère et sa sœur Stéphanie, dans le château de Lemps.

 

C’est probablement en 1816 que Lamartine composa - à Pupetières, situé sur la commune de Châbons (Isère) - ce poème plein de nostalgie, qui reflète sa liaison amoureuse avec Julie Charles, qu’il avait rencontrée à Aix-les-Bains.

 

Extrait

Qu’il est doux quand le soir l’étoile solitaire,
Précédant de la nuit le char silencieux,
S’élève lentement dans la voûte des cieux
Et que l’ombre et la nuit se dispute la terre,
Qu’il est doux de porter ses pas silencieux
Dans le fond du vallon, vers ce temple rustique
Dont la mousse a couvert le modeste portique,
Mais où le Ciel encore parle à des cœurs pieux.

Mais quoi ! de ces autels j’ose approcher sans crainte.
Et je ne tremble pas que ta majesté sainte
Ne venge le respect qu’on doit à ton séjour.
J’ose apporter, grand Dieu ! dans cette auguste enceinte
Un cœur depuis trois ans brûlé d’un fol amour.
Non, je ne rougis plus du feu qui me consume :
L’amour est innocent quand la vertu l’allume.
Aussi pur que l’objet à qui je l’ai juré.
Le mien brûle mon cœur, mais c’est un feu sacré.


C’est son recueil « Les méditations poétiques », qui apporte au poète sa gloire, notamment la méditation cinquième intitulée « Le vallon » qu’il écrivit suite aux séjours qu’il fit chez son ami Aymon en juin et juillet 1819. Ce poème fut écrit en souvenir de Julie Charles, morte de la tuberculose l’année suivant leur rencontre.

Lettre de Lamartine à son ami Aymon de Virieu, le 28 décembre 1817.

« Tout est fini, mon cher ami, notre amie n’existe plus depuis neuf jours. Après trois mois d’agonie, de désespoir, elle est enfin passée dans un meilleur monde. Je prévoyais trop ce dénouement. J’étais moi-même dans des angoisses perpétuelles en songeant aux siennes ; et au milieu du désespoir et du vide horrible où je reste ; je sens une immense consolation en pensant qu’elle ne souffre plus, que je souffre seul et qu’elle est parfaitement heureuse à présent. »

Lamartine profondément marqué écrira peu après le poème « Le Lac ».

Extrait

O lac! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir!

Un soir, t'en souvient-il? nous voguions en silence;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots:

O temps, suspends ton vol! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours!
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours!


En 1819, Lamartine, inconsolable, viendra trouver un réconfort auprès de la famille de Virieu. C’est à ce moment qu’il composera « Le Vallon ».

Extrait

« Mon cœur, lassé de tout, même de l’espérance,
N’ira plus de ses vœux importuner le sort ;
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance,
Un asile d’un jour pour attendre la mort.

Du flanc de ses coteaux pendent des bois épais,
Voici l’étroit sentier de l’obscure vallée :
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.

Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon :
Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.

La source de mes jours comme eux s’est écoulée ;
Elle a passé sans bruit, sans nom et sans retour ;
Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
N’aura pas réfléchi les clartés d’un beau jour.

La fraîcheur de leurs lits, l’ombre qui les couronne,
M’enchaîne tout le jour sur les bords des ruisseaux.
Comme un enfant bercé par un chant monotone,
Mon âme s’assoupit au murmure des eaux.

Ah ! c’est là qu’entouré d’un rempart de verdure,
D’un horizon borné qui suffit à mes yeux,
J’aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
A n’entendre que l’onde, à ne voir que les cieux.

J’ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie ;
Je viens chercher vivant le calme du Léthé.
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l’on oublie ;
L’oubli seul désormais est ma félicité.


Lamartine écrira à propos du vallon de Pupetières :

« Ce vallon est situé dans les montagnes du Dauphiné, aux environs du Grand-Lemps; il se creuse entre deux collines boisées, et son embouchure est fermée par les ruines d'un vieux manoir qui appartenait à mon ami Aymon de Virieu.
Nous allions quelquefois y passer des heures de solitude, à l'ombre des pans de murs abandonnés que mon ami se proposait de relever et d'habiter un jour. Nous y tracions en idée des allées, des pelouses, des étangs, sous les antiques châtaigniers qui se tendaient leurs branches d'une colline à l'autre.
Un soir, en revenant du Grand-Lemps, demeure de sa famille, nous descendîmes de cheval, nous remîmes la bride à de petits bergers, nous ôtâmes nos habits, et nous nous jetâmes dans l'eau d'un petit lac qui borde la route. Je nageai très-bien, et je traversai facilement la nappe d'eau; mais, en croyant prendre pied sur le bord opposé, je plongeai dans une forêt sous-marine d'herbes et de joncs si épaisse, qu'il me fut impossible, malgré les plus vigoureux efforts, de m'en dégager. Je commençais à boire et à perdre le sentiment, quand une main vigoureuse me prit par les cheveux et me ramena sur l'eau, à demi noyé. C'était Virieu, qui connaissait le fond du lac, et qui me traîna évanoui sur la plage. Je repris mes sens aux cris des bergers.
Depuis ce temps, Virieu a rebâti en effet le château de ses pères sur les fondements de l'ancienne masure. Il y a planté des jardins, creusé des réservoirs pour retenir le ruisseau du vallon; il a inscrit une strophe de cette méditation sur un mur, en souvenir de nos jeunesses et de nos amitiés; puis il est mort, jeune encore, entre les berceaux de ses enfants».


Lamartine, s’est éteint le 28 février 1869, à l’age de 78 ans, il repose dans le village de Saint-Point en Saône et Loire.

Ses séjours ont été honorés à Virieu par la « Rue du Vallon de Lamartine », en 1990 à l’occasion du bicentenaire de sa naissance. Une rue du village de Le Grand-Lemps, porte aussi le nom du poète. Les écoliers du village de Virieu, allaient encore il y a quelques années, à l’occasion de promenades scolaires, méditer au pied de « l’arbre de Lamartine », que la tradition attribuait comme lieu où le poète venait se recueillir.

 

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