Louis Fournier présente
Virieu en Dauphiné

 

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Virieu

et ses environs

jusqu'à la fin du Moyen Age

Avant l’an Mil

L’occupation humaine dans la haute vallée de la Bourbre commence au début de notre ère. C’est en effet de l’époque gallo-romaine que datent les plus anciens vestiges archéologiques découverts à ce jour sur l’ensemble des communes riveraines. Au XIXe vers 1860 la construction de la ligne de chemin de fer a dégagé les restes d’une grande « villa », non loin de l’église Saint Martin à Chélieu. Au cours des travaux, des murs, des fragments de statues et des mosaïques ont été vus, qui indiquaient la présence d’une riche demeure antique.

 

Vers l’an Mil

Faute de textes d’archive et de fouilles archéologiques, on ignore presque tout des conditions dans lesquelles le peuplement de la vallée a évolué entre la fin de l’époque carolingienne et le début du XIème siècle. Au tournant de l’an Mil, le régime de la propriété du sol évolue. Les dynasties châtelaines remplacent souvent les anciennes familles possédantes ou sont issues de leurs rangs. C’est probablement le cas à Virieu, où s’installe une lignée seigneuriale, représentée par Guifred. Celui-ci est mentionné en 1043 en tant que « seigneur de Virieu » (Vifredus, dominus de Viriaco). Comme les châteaux en pierre n’existent pas encore à l’époque dans la région, Guifred réside certainement sur une motte. Ce genre de fortification privée comprend une butte de terre surmontée par une tour en bois, une basse-cour abritant des bâtiments d’habitation également en bois, le tout ceinturé par une palissade et un profond fossé.

 

D’où les Virieu sont-ils originaires ? Ils pourraient descendre de la vieille famille aristocratique qui habitait la villa de Chélieu. En effet, leur nom dérive du latin « vir », mot qui désigne un « homme noble » en latin du haut Moyen Age.. Au début du XIe siècle, son représentant aurait alors abandonné la villa de ses ancêtres pour s’établir sur les hauteurs en y faisant construire un château sur motte, mieux adapté à la défense et plus symbolique du pouvoir féodal qui se met en place.

 

Le Moyen Age féodal

En 1107, le bourg de Virieu se développe sous le château, protégé par une muraille qui englobe les maisons. Au début du XIIe siècle, la motte castrale est probablement remplacée par un petit château en pierre. Cependant, les constructions les plus imposantes datent du XIIIe siècle, après que Siboud de Clermont ait acquit la seigneurie de Virieu par son mariage avec Béatrix, seule héritière de Martin de Virieu. Siboud fait reconstruire la forteresse et surtout la grande enceinte périphérique, avec trois tours circulaires en moëllons de tuf. Le château connaît ensuite d’autres transformations importantes, surtout à la fin du XVIe siècle, quand Artus Prunier de Saint-André rachète la seigneurie aux Clermont. C’est probablement lui qui fait élever le « donjon », alors qu’il n’a plus d’utilité réelle. Mais il demeure, symboliquement, la pièce maîtresse des châteaux féodaux.

 

Pour sa part, la branche cadette des Virieu réside dans sa maison forte de Pupetières, au moins depuis les années 1190. Au XIIIe siècle, elle possède aussi une maison forte, appelée « de la Tour », dans le bourg de Virieu. Cette demeure (dont la partie conservée au n° 394 de la rue du Château montre encore de belles fenêtres du XVIe ou du XVIIe siècle. En 1494, un texte rappelle que « le bourg, appelé autrefois villa Viriaci, est entouré de murailles et fermé par des portes, l’une vis à vis de l’ancienne maison de ville qu’on appelait la Porte Rustique ».

 

L’histoire religieuse de Virieu est liée à celle du monastère de la Silve Bénite, construit par les chartreux en 1116 sur une terre donnée par les Virieu. Le premier ermitage reste très modeste jusqu’aux années 1160. La légende prétend qu’à cette époque l’empereur d’Allemagne Frédéric Barberousse, venu chasser dans les environs, a la vision d’une main bénissant la forêt et le sanctuaire construit cinquante ans plus tôt. C’est à partir de cette « forêt bénite » (silva benedicta, en latin) que les religieux vont étendre leur emprise sur le territoire environnant. En réalité, Barberousse a une raison personnelle de s’intéresser au monastère : son fils Thierry entre au couvent comme frère convers en 1167 et joue un rôle diplomatique important comme agent de liaison entre les chartreux, le pape et l’empereur. Grâce à l’argent donné par son père, les chartreux font construire de nouveaux bâtiments. Dans la vallée de la Bourbre, Thierry fonde l’hôpital Sainte Madeleine à Chélieu en 1172. Réservé aux pauvres et aux malades des paroisses voisines, l’établissement est entièrement détruit à la fin du XVIIIème siècle.

 

Au cours des guerres de Religion, la première église de Virieu, établie dans le haut du bourg, est incendiée en 1586 par une « troupe de brigands ». Peu après, elle est rebâtie à son emplacement actuel, en partie avec les pierres du précédent lieu de culte comme l’atteste l’inscription gothique lisible sur la façade (« Ce clocher a été refait l’an 1491 par les paroissiens »).

Éric Verdel,
Ingénieur de Recherche,
Conservation du Patrimoine de l’Isère

 

 

Virieu

ou Virieu-sur-Bourbre ?

Louis Fournier

 

Nul ne semble avoir retrouvé dans les archives si Virieu donna son nom à ses premiers seigneurs ou le reçut d’eux, mais il fait mention du château et de ses seigneurs dès l’an 1043.

 

 

Virieu

Les Gaulois

Le propriétaire de la villa (un grand domaine agricole) gallo-romaine découverte à Chélieu vers 1860 aurait donné son nom à cette partie de la vallée appelée dès lors « Caduliacum » Chélieu. Très vraisemblablement, là demeura un membre de la puissante famille « Vireius ». De la famille « Vireius » cette partie de la vallée reçut le nom de Virieu.

 

 

Virieu

Les Chevaliers-paysans de l'an mil

Les Virieu pourraient descendre de cette vieille famille aristocratique qui habitait la « villa » de Chélieu. Au début du XI ème siècle, son représentant serait venu s’établir sur les hauteurs du village. En 1494, un texte rappelle que le bourg, été appelé autrefois villa Viriaci.

 

 

Virieu

Les Sans culottes

 

 

Virieu

Le chemin de fer

En 1861, la compagnie ferroviaire qui venait de terminer la construction de la ligne de chemin de fer de Lyon à Grenoble, décida de dénommer la gare « Virieu sur Bourbre », ceci afin d’éviter toute confusion avec la gare de Virieu le Grand, dans le département de l’Ain.

 

 

Virieu

La Poste

L’administration des Postes et Télégrammes, suivra vraisemblablement cette option. C’est approximativement à partir de cette période que l’on peut remarquer que le courrier était oblitéré avec le cachet « Virieu sur la Bourbre », puis « Virieu-sur-Bourbre ».

 

 

Virieu

Le Patois

C’est ainsi que le village sera usuellement et à tort, appelé Virieu sur Bourbre, du nom de la rivière qui traverse la vallée. Quant à l’origine du nom donné à cette rivière, étymologiquement l’on pourrait y voir « Borbo » du nom du dieu gaulois de la source. Certains voient comme origine le mot local issu du patois « la borba » ou « la bourba », soit la boue.

 

 

Virieu

En Dauphiné

Officiellement, seul l’appellation « Virieu » existe mais différentes administrations semblent hésiter sur le nom exact à donner au village .

 

 

Virieu-sur-Bourbre

Virieu Hivernal Galerie

Virieu Paysages Galerie

Écouter Louis Fournier
interviewé par Michèle Caron
dans France Bleue Isère
Portraits d'Isère

   

 

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