Reltex - semelles au lait d'Hévéa

Dans les pas du seul fabricant au monde de semelles d’usures en lait d’hévéa naturel

En Isère, dans la zone industrielle de Panissage-Virieu, la société Reltex et sa marque LACTAE HEVEA © signe l’excellence d’une fabrication exclusive, entièrement manuelle « made in France », à partir du lait d’hévéa cent pour cent naturel pour réaliser des semelles exceptionnelles.

Tout a commencé avec les indiens Mayas et Aztèques d’Amérique du sud qui découvrent les qualités d’un liquide laiteux s’écoulant de l’arbre Cao-Su « Bois qui pleure ». Il y a 800 ans, les Mayas seront les premiers à utiliser ce lait. Ils s’en enduisaient leurs voûtes plantaires, la semelle en lait d’hévéa est née. En 1492, Christophe Colomb ramènera ce lait en Europe. Au début du XIXème siècle, l’arbre est rebaptisé Hévéa et importé en Asie du sud-est.

En 1970, la société Reltex renoue avec les gestes ancestraux en élaborant une semelle au pur lait d’hévéa : la semelle LACTAE HEVEA © est née. Pour fabriquer ces semelles à partir de lait d’hévéa naturel, la société a mis au point une méthode d’affinage exclusive et unique au monde, entièrement manuelle, similaire à la fabrication du fromage : coulage du lait d’hévéa dans des moules, coagulation, cuisson. La longue phase de séchage qui suit le démoulage de la semelle, permet à l’humidité contenue dans le lait d’hévéa de se retirer, jusqu’à évaporation complète par des milliers de canaux. Ces alvéoles forment de petits coussins d’air, qui offrent à la semelle, une élasticité et une souplesse incomparables. Plus de cinquante opérations manuelles sont nécessaires pour parfaire la fabrication d’une semelle. Produit d’excellence, destiné aux créateurs de souliers hauts de gamme.

30 000 litres de lait d’hévéa en provenance d’Asie du sud-est utilisés chaque mois. 400 000 paires de semelles fabriquées par an. La société Reltex, seul fabricant au monde de semelles en lait d’hévéa naturel, est titulaire du label Entreprise du Patrimoine Vivant et, suprême consécration, elle est aussi présente à l’inventaire des métiers d’art rares qui s’inscrit dans le cadre de la convention de l’Unesco pour la sauvegarde culturel immatériel.

© Texte extrait de l’ouvrage « Nos maisons racontent » avec l’aimable autorisation de l’auteur.